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Les complications de l'arthrite peuvent être graves.

Les complications qui découlent de l'arthrite sont très variables en fonction du type d'arthrite : polyarthrite rhumatoïde, arthrite chronique juvénile, etc.

Toutefois, il est possible de dresser un tableau général des complications que sont susceptibles de provoquer la grande majorité des arthrites.

Complications générales de l'arthrite : gonflement, raideur

Les principales complications qu'entraînent les arthrites sont :

  • des déformations : particulièrement impressionnantes au niveau des doigts et des pieds à des stades avancés,
  • un gonflement au niveau de l'articulation : dû à une accumulation de liquide,
  • un gonflement des tissus voisins de l'articulation (douleur à la palpation et à la mobilisation),
  • la raideur : due à la contraction musculaire consécutive à l'inactivité,
  • des spasmes musculaires : consécutifs à l'absence de mouvement.

La polyarthrite rhumatoïde difficile

Bon nombre de patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde (PR) restent insuffisamment soulagés, car difficiles à traiter. On peut parler de polyarthrite difficile en fonction de trois types de critères : les antécédents d’échec thérapeutique, la caractérisation de l’activité de la maladie et la perception clinique du praticien et/ou du patient.

Les antécédents d’échec au traitement

Sont considérés comme étant en échec au traitement les patients ayant été traités selon les recommandations de l’EULAR (European League Against Rheumatism). Cela suppose le recours à des traitements puissants aux mécanismes d'actions différents.

Après l'échec de plus de deux traitements biologiques ou thérapies ciblées on peut commencer à parler de PR difficile à traiter.

La caractérisation de l’activité de la maladie

  • Une maladie dont l’activité est a minima modérée (mesurée par des critères composites validés, comme le DAS28-ESR>3,2 – score d’activité de la maladie sur 28 articulations et intégrant la mesure de la vitesse de sédimentation des érythrocytes) ;
  • la présence de signes et/ou symptômes suggérant une maladie active ;
  • l’incapacité à réduire progressivement un traitement corticoïde au-dessous de 7,5 mg/j de prednisone ou équivalent ;
  • une radiographie indiquant une progression rapide (avec ou sans signes cliniques de l’activité de la maladie) ;
  • des symptômes de polyarthrite indiquant une altération de la qualité de vie.

La perception de la maladie :

Un des critères retenus pour juger une PR difficile est subjectif : le rhumatologue et/ou le patient peuvent percevoir la maladie comme vraiment problématique et altérant gravement la qualité de vie

L’EULAR invite à utiliser cette définition non seulement dans les études mais également en pratique clinique.

Arthrites septiques : des complications graves

Les complications consécutives aux arthrites septiques sont graves.

Un diagnostic et une intervention rapide sont donc nécessaires.

Lorsque l'infection n'a pas été traitée et qu'elle s'est installée, plusieurs cas de figure sont possibles :

COMPLICATIONS DE L'ARTHRITE SEPTIQUE

CAS DE FIGURE CONSÉQUENCES
Il peut y avoir destruction de l'articulation. Une fois le cartilage articulaire détruit, l'arthrose est inévitable et intervient très rapidement.
L'articulation peut rester indolore, mais les mouvements sont complètement impossibles. Lorsque la hanche ou le genou sont atteints (comme c'est le plus souvent le cas), on observe une boiterie due à la raideur et à l'inégalité de longueur des membres.
Les germes responsables de l'infection peuvent, en dernier lieu, attaquer l'os lui-même, créant ainsi une ostéite et une nécrose (mort des tissus).
  • La destruction osseuse va ensuite entraîner une luxation de l'articulation.
  • Dans le cas de la hanche, cela entraîne une lyse (disparition) de la tête et du col du fémur.
Lire l'article Ooreka

Complications des arthrites aigües chez les enfants

Chez les enfants, le processus évoqué ci-dessus reste le même, mais le cartilage de croissance peut également être atteint.

L'atteinte de ce cartilage est particulièrement grave quand :

  • l'enfant est petit,
  • elle est proche du genou,
  • elle est loin du coude.

L'inégalité de la taille des membres et leur déviation est alors inévitable.

Le fémur, lorsque c'est la hanche qui est atteinte, cesse de grandir.

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