Arthrite de la hanche

Écrit par les experts Ooreka

L'arthrite ou arthrose de hanche est la première cause de douleur de la hanche.

L'arthrite peut concerner différentes articulations, en particulier :

Arthrite de la hanche : une inflammation très fréquente

L'arthrite figure parmi les premières causes de douleur de hanche.

Bien qu'elle soit fréquemment nommée arthrose, en tant qu'inflammation, il s'agit davantage d'une arthrite.

Elle concerne la hanche essentiellement dans les cas de :

  • pseudo-polyarthrite rhizomélique : il s'agit de la 2e articulation la plus touchée après l'épaule,
  • arthrite brucellienne : de plus en plus rare,
  • ostéo-arthrite de hanche : elle concerne essentiellement les nourrissons,
  • polyarthrite rhumatoïde évoluée : entraîne un raidissement de la hanche (dans 10 à 30 % des cas),
  • synovite villonodullaire : 15 % d'entre elles seulement touchent la hanche.

Symptômes typiques : douleurs, boiterie, raideur, etc.

Quelques symptômes orientent immédiatement vers le diagnostic d'arthrite de hanche :

  • douleur au mouvement et à l'effort,
  • limitation des mouvements,
  • raideur de l'articulation avec dérouillage matinal,
  • boiterie à la marche avec diminution du périmètre de marche voire impotence fonctionnelle.

Ces différents symptômes augmentent et s'aggravent au fil du temps si aucune prise en charge n'a lieu.

Toutefois, la progression n'est pas linéaire et varie en fonction :

  • du climat : généralement les périodes humides et froides augmentent les douleurs d'où l'intérêt de certaines cures thermales) ;
  • des périodes de la vie : les douleurs ont tendance à augmenter en cas de stress.

Arthrite de la hanche : une évolution en plusieurs étapes

En fonction de l'avancée de la pathologie, celle-ci sera plus ou moins invalidante.

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Arthrite de hanche débutante : raideur et douleur

Dans un premier temps, en cas d'arthrite de hanche, le cartilage de la tête fémorale va s'user.

C'est ce phénomène qui va entraîner :

  • raideur,
  • douleur.

La douleur ressentie dans les premiers temps peut être peu prononcée et irradier vers la cuisse.

Arthrite de la hanche avancée

Plus tard, dans les cas d'arthrite de hanche avancés, le cartilage a quasiment disparu et c'est la tête du fémur elle-même qui commence à s'user :

  • plus l'arthrite dure, plus la tête s'aplatit et se déforme,
  • la rigidité augmente et la douleur se fait plus intense,
  • la mobilité est très réduite et les actions de fléchissement ou d'accroupissement (faire ses lacets, se lever d'une chaise...) sont presque impossibles.

Enfin, plus tard encore, l'arthrite peut toucher l'os iliaque au niveau de sa surface articulaire avec la tête du fémur (acétabulum).

À ce stade ultime, seule la prothèse de hanche permet de redonner une mobilité normale à l'articulation.

Consultation : détecter les éléments suspects

Au cours d'une consultation, il faudra prendre garde à ne pas se focaliser sur les symptômes du jour, mais davantage sur ceux des mois précédents.

Il faudra ainsi signaler les éventuels :

  • boiteries,
  • difficultés à marcher avec amélioration à l'arrêt,
  • augmentations de la douleur à l'activité,
  • sensations de jambe plus courte que l'autre,
  • sensations de craquement à la marche,
  • bruits de craquement à la marche,
  • douleurs irradiant vers :
    • l'aine,
    • la fesse,
    • la zone lombaire,
    • le genou.

L'arthrite de hanche du nourrisson : une infection de l'os

L'arthrite de hanche qui va affecter les nourrissons est plus exactement une ostéo-arthrite.

Il s'agit donc d'une arthrite septique (infection) avec atteinte de l'os (ici le fémur).

Plus rarement, on la retrouve également chez :

  • les personnes âgées à l'occasion d'une pose de prothèse ou d'une infiltration,
  • les toxicomanes suite à une injection intra-veineuse.

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Ostéo-arthrite de hanche : des séquelles très graves

L'ostéo-arthrite qui touche la hanche est, chez les tout-petits, à l'origine des séquelles les plus graves.

Si cette arthrite septique n'est pas très rapidement prise en charge, l'infection peut atteindre les cartilages de croissance et les détruire.

Cela entraîne à la fois :

  • une diminution de la longueur de jambe,
  • et un blocage de la hanche en malposition.

Des causes identifiées selon l'âge de l'enfant

Il s'agit d'une infection microbienne provoquée :

  • chez le nourrisson, par :
    • le staphylocoque doré (dans 75 % des cas),
    • les entérobactéries,
    • le streptocope B,
    • le pseudomonas.

À noter : elle peut apparaître dans les deux premiers mois, souvent à l'occasion d'une hospitalisation ou lorsqu'un enfant naît prématurément, surtout en réanimation.

  • chez l'enfant de moins de 3 ans, plutôt par :
    • l'hæmophilus influenzæ,
    • le streptocoque A,
    • le pneumocoque.

Ostéo-arthrite de la hanche : modes de contamination

La contamination peut s'effectuer :

  • par voie sanguine (le plus souvent),
  • suite à un traumatisme avec foyer ouvert,
  • par inoculation directe au cours :
    • d'une infiltration,
    • d'une arthrographie,
    • d'une arthroscopie,
    • d'une intervention chirurgicale.

Les différents symptômes de l'ostéo-arthrite de hanche

Il existe cinq signes cliniques de l'ostéo-arthrite de hanche qu'il convient de repérer :

  • la douleur au mouvement,
  • la limitation du mouvement (due à la douleur occasionnée),
  • la douleur à la palpation de l'aine,
  • la quasi-immobilité du membre inférieur concerné,
  • la position anormale du membre, maintenu en flexion et en rotation externe.

Étant donnée la profondeur de l'articulation, les signes habituels d'arthrite (rougeur, chaleur, œdème) sont absents.

Les douleurs sont intenses et généralement accompagnées de symptômes majeurs :

  • fièvre,
  • asthénie (fatigue intense),
  • tachycardie (augmentation de la vitesse du rythme cardiaque).

Diagnostic : les examens complémentaires

Pour poser le diagnostic d'ostéo-arthrite de hanche, on utilise :

  • la radiographie : permet d'observer les parties molles environnantes, les malpositions du membre et l'élargissement de l'interligne articulaire,
  • l'échographie : permet de repérer les épanchements liquidiens voire les abcès,
  • le scanner : permet de visualiser les lésions osseuses et celles des parties molles,
  • la ponction articulaire (sous anesthésie générale) : confirme le diagnostic et permet de mettre en place une antibiothérapie ciblée en fonction du germe retrouvé (céphalosporines de 3e génération et fluoroquinolones).

Attention ! Les signes radiologiques ne surviennent que bien après les signes cliniques.

Des clichés doivent malgré tout être effectués afin de pouvoir les comparer avec des images ultérieures.

Ostéo-arthrite tuberculeuse ou coxalgie : atteinte hanche

L'ostéo-arthrite tuberculeuse de la hanche, ou coxalgie est beaucoup moins fréquente.

En cas de tuberculose ayant un retentissement ostéo-articulaire, elle touche la hanche en deuxième position après le rachis.

Cette arthrite septique :

  • reste d'évolution lente,
  • et a presque totalement disparu dans les pays occidentaux où la tuberculose est plus qu'exceptionnelle aujourd'hui.

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